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	<title>I&#039;ll be blog &#187; Critique</title>
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		<title>Kick ass, l&#8217;indépendant à la sauce Hollywood</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 06:39:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir beaucoup fait parler de lui dans la blogosphère geeko-ciné, le mois prochain sort le film censé donner une nouvelle facette aux films de super héros, le bien-nommé Kick Ass. C&#8217;est l&#8217;occasion de revenir sur les origines du projet d&#8217;adaptation de ce Comics, et de constater comment sa conception financière à double facette reflète [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après avoir beaucoup fait parler de lui dans la blogosphère geeko-ciné, le mois prochain sort le film censé donner une nouvelle facette aux films de super héros, le bien-nommé <strong>Kick Ass</strong>. C&#8217;est l&#8217;occasion de revenir sur les origines du projet d&#8217;adaptation de ce Comics, et de constater comment sa conception financière à double facette reflète ce qu&#8217;il a donné à l&#8217;écran.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://splashpage.mtv.com/wp-content/uploads/2010/03/031010_redmist2.jpg" alt="" width="250" height="370" /></p>
<p><span id="more-1820"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La projection organisée par le Club 300 &#8211; que je remercie au passage &#8211; a  provoqué, chez moi en tout cas, une certaine déception face à un film  qui ne va pas au bout de son engagement. Kick Ass promettait du différent, du politiquement incorrect, du jouissif. Mis à part quelques scènes esthétiquement réussies, une ou deux références bien pensées et un Nicolas Cage à moustache, on ne nous a finalement servi qu&#8217;une énième version de teen movie, certes survitaminé, mais reprenant les mêmes poncifs et la même morale bien pensante que tout bouzin sorti des studios hollywoodiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est intéressant, c&#8217;est que la conception du film suit cette même ambivalence entre provocation/indépendance d&#8217;un côté, et formatage/logique de marché de l&#8217;autre. A l&#8217;origine, le projet Kick Ass était porté par les seules épaules de Matthiew Vaughn, réalisateur de deux films (<em>Layer Cake</em>, <em>Stardust</em>), mais qui a surtout démarré comme producteur (<em>Snatch </em>et <em>Arnaques, Crimes et Botanique </em>entre autres). Après avoir écrit le scénario de Kick Ass avec Marc Millar, l&#8217;auteur du comic original, Matthiew Vaughn s&#8217;est mis en tête de financer son film en indépendant. Probablement après que quelques studios lui aient fermé leurs portes, choqués de produire un film où une gamine de 11 ans massacre une demi-douzaine de gangsters au katana.</p>
<p style="text-align: justify;">En y mettant de sa poche à travers sa société Marv Films, et en s&#8217;associant à des producteurs indépendants comme Plan B Entertainment &#8211; fondée par Brad Pitt et Jennifer Anniston, et qui a notamment participé à <em>l&#8217;Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford </em>et <em>Les Infiltrés</em>&#8230; &#8211; , Matthiew Vaughn a pu rassembler une bonne partie des 30 millions de dollars nécessaires à la production de Kick Ass. Un projet indépendant donc, qui n&#8217;avait toujours pas de distributeur mais qui promettait une <a href="http://reversus.fr/2010/03/26/c-jouanno-du-courage-dans-ladversite/" target="_blank">liberté de ton</a> et de réalisation et donnait ainsi tout son attrait au film.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, au Comic-Con de juillet 2009, Vaughn a fait circuler quelques images de son bébé, qui a très rapidement trouvé preneur le mois suivant : Lionsgate a <a href="http://www.thewrap.com/article/kick-ass-story-15191" target="_blank">aligné 15 millions</a> de dollars pour distribuer le film en Amérique du Nord et le vendre dans le monde entier.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://splashpage.mtv.com/wp-content/uploads/2010/03/031010_kick-ass2.jpg" alt="" width="250" height="370" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors une question me taraude : Lionsgate est-elle pour quelque chose dans le regrettable polissage du film &#8211; méchants punis tout comme les gentils un peu trop méchants, petite fille indemne malgré tous les dangers, héros qui trouve enfin l&#8217;amour qu&#8217;il mérite&#8230; ? Le film a-t-il été redécoupé après son rachat par un studio dans la grande tradition du Final Cut réservé au producteur, afin de se détacher de la niche geek pour toucher un plus vaste public ? Aucune certitude, mise à part celle d&#8217;être passé à côté d&#8217;un bijou de cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2010%2Fkick-ass-lindependant-a-la-sauce-hollywood%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2010%2Fkick-ass-lindependant-a-la-sauce-hollywood%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Critique : A l&#8217;origine</title>
		<link>http://illbeblog.fr/2009/critique-a-lorigine/</link>
		<comments>http://illbeblog.fr/2009/critique-a-lorigine/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 08:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma français]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;origine, il y avait les scarabées&#8230; C&#8217;est à peu près la seule explication du titre que nous donne son réalisateur Xavier Giannoli. Ce qui est sûr, c&#8217;est que l&#8217;on tient là un pur bijou, rare, à voir et revoir.


Paul vit de petits coups, d&#8217;arnaques aux loueurs de matériel de travaux. Il erre de chantier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>A l&#8217;origine</strong>, il y avait les scarabées&#8230; C&#8217;est à peu près la seule explication du titre que nous donne son réalisateur Xavier Giannoli. Ce qui est sûr, c&#8217;est que l&#8217;on tient là un pur bijou, rare, à voir et revoir.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/11/Alorigine.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1444" title="Alorigine" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/11/Alorigine.jpg" alt="Alorigine" width="560" height="189" /></a></p>
<p><span id="more-1435"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Paul vit de petits coups, d&#8217;arnaques aux loueurs de matériel de travaux. Il erre de chantier en chantier, jusqu&#8217;à débarquer dans ce bled sinistré, la faute à cette autoroute dont la construction a été annulée au dernier moment. En le voyant roder dans le coin, les locaux le prennent pour un entrepreneur qui vient relancer le chantier. Il entretient l&#8217;incompréhension, et c&#8217;est toute une ville qui revit grâce à ce nouvel espoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà déjà une histoire forte, nourrie par la boue, la détresse de ces friches industrielles et des personnages tous plus vrais que nature. L&#8217;imbroglio de départ crée immédiatement une tension : quand la population se rendra compte que le personnage de Cluzet est un imposteur, la déception et la fureur de cette région  seront forcément terribles. Ce paumé a 90 jours &#8211; délai de règlement des fournisseurs &#8211; pour faire illusion et décamper avec l&#8217;argent qu&#8217;il a pu récolter dans l&#8217;affaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;ai jamais ressenti autant de tension au cours d&#8217;un film depuis <em>La Graine et le Mulet</em>, que j&#8217;ai déjà évoqué. On veut hurler à ce type &laquo;&nbsp;<em>Pars, mais barre toi avec le pognon tant qu&#8217;il est temps </em>!&nbsp;&raquo;. Seulement voilà, il est devenu plus humain que moi dans cette histoire. Plus le temps passe, plus il s&#8217;attache à cette communauté qui le considère comme un messie qui multiplie les emplois. Plus on le voit s&#8217;épanouir, plus on est torturé par le pressentiment d&#8217;une fin tragique, et cela donne une grande force à chaque scène, un sentiment d&#8217;urgence que peu de films savent transmettre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mérite en revient à l&#8217;excellente mise en scène de Giannoli, couplée au jeu renversant de François Cluzet. Si au début il respire l&#8217;instabilité &#8211; les plans sont frémissants, suivent ses mouvements incohérents &#8211; , il montre de plus en plus de sérénité &#8211; les plans s&#8217;élargissent à mesure que Cluzet s&#8217;exprime mieux &#8211; , et cela participe de la terreur du spectateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Une grande composante du film est le rapport à la terre et à la construction. Et pour cause, Le héros a pour la première fois de sa vie l&#8217;impression de faire quelque chose d&#8217;utile, d&#8217;aussi concret que la pluie diluvienne, les chaussure crottée ou  les gros camions jaunes&#8230; On en vient à s&#8217;émerveiller devant une plaque de bitume, preuve supplémentaire que Giannoli remplit son contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Mises à part les quelques longueurs dans le ventre mou du film, mes seuls regrets se portent sur la fin du film, qui n&#8217;a pas la dimension dramatique que l&#8217;on attendait au vu du déroulement du film. Encore heureux, sinon Giannoli partait directement en peloton de tête de mon <a href="http://illbeblog.fr/2009/top-10-des-realisateurs-francais-en-activite/" target="_blank">top 10 français</a>.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-a-lorigine%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-a-lorigine%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Critique : (500) jours ensemble</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 08:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceux qui, comme moi en entrant dans la salle, avaient peur de trouver dans (500) jours ensemble une comédie romantique de plus ont vite été rassurés. Une voix off nous prend directement en charge pour nous expliquer que &#171;&#160;ceci n&#8217;est pas une histoire d&#8217;amour&#160;&#187;. Cette précision faite, on peut renter détendu dans le film et  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ceux qui, comme moi en entrant dans la salle, avaient peur de trouver dans <strong>(500) jours ensemble </strong>une comédie romantique de plus ont vite été rassurés. Une voix off nous prend directement en charge pour nous expliquer que &laquo;&nbsp;ceci n&#8217;est pas une histoire d&#8217;amour&nbsp;&raquo;. Cette précision faite, on peut renter détendu dans le film et  en déguster chaque instant.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1143" title="500 jours ensemble" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/500days.jpg" alt="500 jours ensemble" width="555" height="201" /></p>
<p><span id="more-1142"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Comme son nom l&#8217;indique, <strong>(500) days of Summer </strong>raconte les 500 jours où Tom a connu Summer. Le compteur avance et recule tout au long du film pour nous faire découvrir les différents stades de cette relation entre un garçon qui pense avoir trouvé l&#8217;âme sœur et une fille qui fuit toute forme d&#8217;engagement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que l&#8217;on retient d&#8217;abord du film, c&#8217;est les millions de bonnes idées qui y fleurissent, à commencer par l&#8217;entreprise où travaillent les tourtereaux : une fabrique de cartes de vœux, ce qui se prête à des scènes très cocasses. La construction de l&#8217;histoire est de même très judicieuse, car elle donne un rythme soutenu au tout. On passe sans cesse d&#8217;un jour à l&#8217;autre sans jamais perdre le fil, et jamais cesse de rire. Certaines scènes, comme la chorégraphie de victoire de Tom ou la différence entre ses attentes et le réel, montrent l&#8217;imagination et le talent de Marc Webb, qui réalise là son premier film.</p>
<p style="text-align: justify;">La distribution est impeccable. Joseph Gordon-Levitt &#8211; oui, <em>GI Joe</em>, et alors ? &#8211; interprète un Tom a l&#8217;air abruti mais sympathique, et Zooey Deschanel respire l&#8217;insouciance et l&#8217;instabilité dans son personnage de Summer. Les seconds rôles, particulièrement le collègue de Tom, ont des têtes incroyables et donnent à certaines scènes &#8211; karaoke, réunion de travail &#8211; une saveur toute particulière.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce film, et notamment les allers et retours au sein d&#8217;une histoire d&#8217;amour, rappelle par beaucoup d&#8217;aspects <em>Eternal Sunshine of the Spotless Mind</em>. Heureusement pour Marc Webb, il ne s&#8217;attache pas trop aux séquences émotion &#8211; qui ne font pas le poids face à celles de Gondry &#8211; et se focalise sur l&#8217;humour, souvent noir, qui sort de cette relation. Et il le fait avec grand talent.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-500-jours-ensemble%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-500-jours-ensemble%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Critique : Rapt</title>
		<link>http://illbeblog.fr/2009/critique-rapt/</link>
		<comments>http://illbeblog.fr/2009/critique-rapt/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 08:56:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[avant première]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma français]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;histoire du baron Empain a fait grand bruit à la fin des années 70. Pour quelqu&#8217;un de ma génération, encore étudiant aujourd&#8217;hui, l&#8217;enlèvement de ce capitaine d&#8217;industrie ne représente qu&#8217;un doigt coupé et quelques bruits entendus au cours d&#8217;une courte vie. En plus d&#8217;espérer un bon film, j&#8217;attendais donc de Rapt de Lucas Belvaux qu&#8217;il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire du baron Empain a fait grand bruit à la fin des années 70. Pour quelqu&#8217;un de ma génération, encore étudiant aujourd&#8217;hui, l&#8217;enlèvement de ce capitaine d&#8217;industrie ne représente qu&#8217;un doigt coupé et quelques bruits entendus au cours d&#8217;une courte vie. En plus d&#8217;espérer un bon film, j&#8217;attendais donc de <em><strong>Rapt </strong></em>de Lucas Belvaux qu&#8217;il m&#8217;apprenne une part d&#8217;Histoire. Sur ces deux aspects, la tâche fut remplie sans pour autant susciter l&#8217;enthousiasme.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1318" title="rapt" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/11/rapt.jpg" alt="rapt" width="564" height="193" /></p>
<p><span id="more-1299"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux premières minutes de <em><strong>Rapt </strong></em>mettent efficacement en place la situation, transposée de nos jours pour l&#8217;occasion : Stanislas Graff est un homme d&#8217;affaire puissant qui fleurte avec la présidence et ses maîtresses, un homme pressé au foyer aussi terne que sa vie professionnelle est excitante. Et ce jusqu&#8217;à son enlèvement, rapide, et sans bavure. La majeure partie du film suit en parallèle la captivité de Graff &#8211; impeccable Ivan Attal &#8211; , et la vie &laquo;&nbsp;du dehors&nbsp;&raquo;, où les affaires du riche héritier son décortiquées et étalées sur la place publique : dettes de jeu, aventures multiples, fortune amoindrie, rien ne sera épargné à sa digne femme &#8211; Anne Consigny &#8211; et ses deux filles.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté mise en scène, Lucas Belvaux a voulu rendre le film aussi professionnel que les ravisseurs du baron : une mise en scène factuelle, assez plate et parfois trop théâtrale, qui a le défaut de révéler certains seconds rôles mal interprétés comme le chef de la police ou le bras droit de Graff. L&#8217;émotion est canalisée pour mieux être relâchée dans quelques scènes, courtes mais intenses, qui permettent de mieux attendre la dernière partie du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Car sur la fin, Belvaux se rattrape : la partie qui suit la libération est beaucoup plus intéressante, elle révèle la vraie personnalité de Stanislas Graff et de son entourage. La mise en scène très sobre prend tout son sens ici, car on devine beaucoup plus de sous-entendus et d&#8217;émotion contenue derrière chaque regard. Une fin enthousiasmante donc, mais frustrante au vu de la différence de qualité par rapport au début.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1326" title="rapt2" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/11/rapt2.jpg" alt="rapt2" width="564" height="174" /></p>
<p style="text-align: justify;">Fort heureusement, je ne suis pas resté sur ma faim. A la fin de cette avant-première, Ivan Attal est venu discuter du film avec les spectateurs. Après nous avoir prévenus qu&#8217;il était <a href="http://twitter.com/cambronnetwit/status/5489182658" target="_blank">passablement éméché</a>, il nous a raconté la délicate préparation du tournage : il a dû perdre 20 kilos en deux mois pour avoir l&#8217;air assez émacié, et toutes les difficultés qu&#8217;il a rencontrées l&#8217;ont aidé à se rapprocher du personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ivan Attal nous a également détaillé les rapprochements et différences entre son rôle et le véritable baron Empain. Si les différences physiques sont évidentes &#8211; grand blond contre moyen brun- , c&#8217;est que Lucas Belvaux a voulu créer un personnage à part entière pour, tout en respectant les faits historique, donner une plus grande liberté à son acteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Attal a également mentionné la volonté de Lucas Belvaux de donner un aspect actuel à ce fait divers vieux de trente ans. Fait marquant, au moment même du tournage avaient lieu les fameuses séquestrations de patrons français. Je suis un peu gêné par cette réactualisation du sujet : à part transposer les sommes en euros et insérer quelques expressions bien senties comme &laquo;&nbsp;de nos jours&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;à notre époque&nbsp;&raquo;, Belvaux n&#8217;a fait aucun effort pour remettre en perspective cette histoire. Voilà qui est dommage, un peu comme tout le film d&#8217;ailleurs : on sent le talent du réalisateur &#8211; que je découvrais &#8211; , mais on sort frustré car il ne l&#8217;a pas assez exprimé.</p>
<p style="text-align: justify;">Un grand merci à <a href="http://dasola.canalblog.com/" target="_blank">Dasola </a>et Jérôme de <a href="http://cinefriends.com/" target="_blank">Cinefriends </a>pour leur invitation à cette avant-première, mais aussi à <a href="http://twitter.com/cambronnetwit" target="_blank">Cambronnetwit </a>que j&#8217;ai rencontré par hasard sur place et dont le <a href="http://twitter.com/#search?q=%23rapt" target="_blank">livetweet </a>m&#8217;a rafraîchi la mémoire.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-rapt%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-rapt%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Casanegra : critique</title>
		<link>http://illbeblog.fr/2009/casanegra-critique/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 09:08:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma marocain]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[oscars 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[A Casablanca, Karim et Adil sont prêts à tout pour réaliser leurs rêves, jusqu&#8217;à travailler pour le ponte de la mafia locale, Zrirek. Voilà un pitch qu&#8217;on a du entendre des dizaines de fois et qui a déjà été visité par tellement de grands qu&#8217;on se demande ce que peut faire Nour-Eddine  					Lakhmari, qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A Casablanca, Karim et Adil sont prêts à tout pour réaliser leurs rêves, jusqu&#8217;à travailler pour le ponte de la mafia locale, Zrirek. Voilà un pitch qu&#8217;on a du entendre des dizaines de fois et qui a déjà été visité par tellement de grands qu&#8217;on se demande ce que peut faire Nour-Eddine  					Lakhmari, qui en est à son deuxième film. Détrompez-vouz, et moi le premier : Casanegra, candidat marocain aux <a href="http://illbeblog.fr/tag/oscars-2010/" target="_blank">Oscars 2010</a>, est loin d&#8217;être sans défauts, mais il y a du talent dans tous les aspects de ce film.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1118" title="casanegra" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/casanegra.jpg" alt="casanegra" width="556" height="236" /></p>
<p><span id="more-1116"></span></p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;abord, Lakhmari n&#8217;a pas la caméra dans sa poche. Dès le générique, on comprend son ambition, filmer autant la ville que ses personnages, toujours dans cette teinte sombre, proche du noir et blanc, qui enveloppe le film. La ville, appelée parfois Casablanca, parfois Casanegra, est autant aimée que haïe par les deux personnages principaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux jeunes, très différents, sont animés par le même but : possédés par la ville et ses galères, ils veulent reprendre le dessus. L&#8217;un en devenant un de ces nantis qu&#8217;il croise à l&#8217;entrée des boîtes de nuit, le cigare à la main et le regard détaché de tout souci. L&#8217;autre, en quittant le pays pour une destination exotique, la Suède, dont il ignore tout mais rêve chaque nuit.Évidemment, ils sont inséparables mais très différents, entre le ténébreux à sang chaud et le rêveur généreux. Leur entourage vit tant bien que mal dans cette ville à laquelle ils se sont accommodés.</p>
<p style="text-align: justify;">On rencontre ainsi des personnages hauts en couleurs, comme ces deux receleurs avec leurs lunettes bizarres, ou ces vagabonds complètements stone qui haranguent nos deux héros. Tous les rôles sont interprétés à la perfection, sauf peut-être Zrirek &#8211; Mohamed Benbrahim &#8211; qui en fait parfois un peu trop.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une critique qu&#8217;on peut faire sur l&#8217;ensemble du film : d&#8217;abord, Lakhmari se regarde un peu trop filmer, notamment lors des travelling sur Karim qui marche dans la rue, trop nombreux dans le film. La bande-son aussi est bien fichue mais souffre de quelques lourdeurs. L&#8217;histoire, enfin, a du mal à se renouveler dans sa deuxième moitié, d&#8217;où les répétitions visuelles et sonores. Défauts que l&#8217;on retrouve dans <em>Mean Streets </em>de Scorsese&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela, Casanegra est un vrai régal, il nous plonge dans cet univers qui n&#8217;est hostile qu&#8217;à ceux qui ne le connaissent pas, il nous attache à des personnages forts bien que classique, et nous délecte de cet humour noir, sans espoir, qui parsème le film.</p>
<p style="text-align: justify;">Des films marocains, à vrai dire, ça ne court pas les salles françaises. La faute à une industrie locale longtemps sinistrée, mais qui semble connaître un certain renouveau. Si c&#8217;est pour nous fournir des films de la qualité de Casanegra, c&#8217;est quand vous voulez.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcasanegra-critique%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcasanegra-critique%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Away we go : critique</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 08:57:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma indépendant]]></category>

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		<description><![CDATA[Sam Mendes est un touche à tout : après avoir successivement réalisé drame, film de mafia, de guerre et histoire d&#8217;amour, le réalisateur anglais se lance dans le film indépendant façon Sundance avec Away We Go. Il y a bien une constante avec Sam Mendes, que je mettais au sommet de mon top 10 anglophone [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sam Mendes est un touche à tout : après avoir successivement réalisé drame, film de mafia, de guerre et histoire d&#8217;amour, le réalisateur anglais se lance dans le film indépendant façon Sundance avec <strong>Away We Go</strong>. Il y a bien une constante avec Sam Mendes, que je mettais au sommet de mon <a href="http://illbeblog.fr/2009/top-10-des-realisateurs-des-pays-anglophones-hors-usa-en-activite/" target="_blank">top 10 anglophone </a>il y a une semaine, c&#8217;est qu&#8217;à chaque film il baisse d&#8217;un niveau de qualité, et sa dernière réalisation ne fait pas exception.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1073" title="Away" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/Away.jpg" alt="Away" width="541" height="209" /></p>
<p><span id="more-1046"></span></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée du film est assez sympathique : Burt et Verona &#8211; interprétée par Maya Rudolph, sublime &#8211; parcourent l&#8217;Amérique du Nord à la recherche d&#8217;un nid douillet pour élever le bébé qu&#8217;ils attendent. A chaque étape de leur road trip, nos deux tourtereaux rencontrent d&#8217;autres couples qui vivent chacun à leur façon la construction de leur foyer.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Indie <em>feel good movie </em>avait des codes, Sam Mendes les a transformés en clichés : la bande son n&#8217;est faite que de guitare sèche et de voix gémissante, les hommes sont tous barbus à lunettes, les héros font un voyage initiatique qui les mènera à plus de maturité, à s&#8217;assumer tels qu&#8217;ils sont vraiment, etc. Tant de formatage agace à la longue, surtout venant du réalisateur d&#8217;<em>American Beauty</em>.</p>
<p style="text-align: center;">
<p><img class="size-medium wp-image-1047   alignleft" title="Away we go" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/awayWego-225x300.jpg" alt="Away we go" width="150" height="198" /> <img class="size-medium wp-image-1048 alignnone" title="Juno" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/Juno-225x300.jpg" alt="Juno" width="150" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Away We Go </strong>garde heureusement les bons côtés de cette lignée de films indépendants : des personnages justes et attachants d&#8217;abord, notamment nos deux héros, tout en simplicité et tellement vivants qu&#8217;on a envie d&#8217;en faire nos amis sur le champ. Les seconds rôles ne sont pas en reste, avec une mention toute particulière pour la sœur de Verona, jouée par Allison Janney &#8211; <em>The West Wing</em> &#8211; hilarante dans son rôle de mère désabusée. Les dialogues sont la plupart du temps très savoureux et tiennent le film en attendant les quelques scènes marquantes, comme celle du bar de Montréal.</p>
<p style="text-align: justify;">On se retrouve donc avec une gentille comédie qui ne fait de mal à personne, mais certainement pas de bien à la filmographie de Sam Mendes. Pourquoi s&#8217;est-il saisi de ce projet ? Je lui laisse le soi de répondre par lui-même :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;J&#8217;éprouvais le désir de travailler sur un scénario qui ait été écrit par des auteurs confirmés. Celui de Dave Eggers et Vendela Vida était excellent, le ton était léger tout en traitant d&#8217;un sujet sérieux. Et surtout, il m&#8217;a beaucoup fait rire !&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Faway-we-go-critique%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Faway-we-go-critique%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Critique : Thirst &#8211; Ceci est mon sang</title>
		<link>http://illbeblog.fr/2009/critique-thirst-ceci-est-mon-sang/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 07:51:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est de ces films qui ne laissent pas indemne, qui laissent une marque profonde au spectateur, à la différence de la plupart des insipidités que l&#8217;on trouve en salles. Un bon indice pour les reconnaître est le lendemain au réveil : si la première chose à laquelle on pense est le film de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il est de ces films qui ne laissent pas indemne, qui laissent une marque profonde au spectateur, à la différence de la plupart des insipidités que l&#8217;on trouve en salles. Un bon indice pour les reconnaître est le lendemain au réveil : si la première chose à laquelle on pense est le film de la veille, c&#8217;est qu&#8217;il en reste quelque chose en nous. C&#8217;est ce qu&#8217;il s&#8217;est passé avec <strong>Thirst</strong>, de Park Chan-Wook. Ce matin au réveil, mes premières pensées furent pour le réalisateur coréen : <em>pourquoi ravager un tel chef d&#8217;œuvre </em>?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1000" title="Thirst" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/Thirst.jpg" alt="Thirst" width="547" height="212" /></p>
<p><span id="more-988"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Car <strong>Thirst </strong>commence comme tel : le jeune prêtre Sang-hyun, mortifié de voir les patients de l&#8217;hôpital où il officie mourir ou sombrer dans le coma, rêve de se sentir enfin utile. Il s&#8217;engage comme cobaye dans un laboratoire qui cherche un vaccin contre un obscur virus ravageur, expérience qui lui aurait été fatale si une mystérieuse transfusion ne l&#8217;avait pas soudainement ramené à la vie. Alors qu&#8217;il recommence son activité de prêtre, il se rend vite à l&#8217;évidence. S&#8217;il commence à avoir des pulsions peu chastes vis à vis de la jeune fille de sa famille d&#8217;accueil, s&#8217;il a autant soif de sang humain, si ce fluide vital lui ôte tous les symptômes de ce virus qui ne cesse de resurgir, c&#8217;est que sa transfusion venait d&#8217;un vampire, et qu&#8217;il en est devenu un.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce scénario de départ est déjà des plus plaisants. Mais la mise en scène de Park Chan-Wook rend le tout d&#8217;une beauté renversante. On comprend la puissance de sa caméra lorsqu&#8217;on se retrouve dans cette famille d&#8217;accueil, auprès d&#8217;une mère tout à fait dans l&#8217;esprit <em>Groseille</em>, du fils abruti et de la jeune fille adoptée,  exploitée et mariée de force au garçon. Des plans virtuoses nous montrent alors cette vie de famille, la souffrance et les humiliations de Tae-Ju, la fille, et les regards de moins en moins chastes que lui porte le prêtre.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque peu à peu se met en place la relation amoureuse qui va lier Sang-hyun à Tae-Ju, entre maladresse, culpabilité et pure jouissance, on pense ici accéder au Saint Graal des films de genre, dégotter le chef d&#8217;œuvre qu&#8217;on attend en salles pendant des mois et qui justifie une année de carte illimitée. On pense retrouver <em>Morse </em>en version coréenne, quoi. Nenni ! A peine se surprend-on à penser cela que le scénario dégénère, la mise en scène se dégrade et le film devient un trip sous acide qui laisse le spectateur sur le bas côté.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans sa deuxième partie, Thirst quitte toute poésie pour passer au grotesque. Tout devient malsain, crade et absurde, sans réel fil directeur si ce n&#8217;est la folie grandissante de la jeune fille et l&#8217;abandon de ses idéaux par le prêtre. Heureusement, la scène finale empêche le spectateur de regretter de n&#8217;être pas parti au milieu du film : Park Chan-Wook retrouve de sa superbe pour donner une belle issue à son histoire. Il n&#8217;en reste ce sentiment de gâchis, qui confère au moins au film de ne pas laisser indifférent.</p>
<p style="text-align: justify;">Un <a href="http://trukenvrakk.blogspot.com/2009/10/la-mort-aux-trousses.html">échec</a>, mais quel dommage !</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-thirst-ceci-est-mon-sang%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-thirst-ceci-est-mon-sang%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Critique : Funny People</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 08:07:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Funny People était le film qui devait me faire découvrir une certaine frange du cinéma américain qui m&#8217;était jusqu&#8217;à maintenant inconnue : les comédies grasses. Jusqu&#8217;ici, je n&#8217;avais vu aucun film de Judd Apatow, aucun film avec Adam Sandler, c&#8217;était donc un pan culturel dont il était urgent de poser la première pierre.
span id=&#160;&#187;more-887&#8243;>

L&#8217;histoire a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Funny People </strong>était le film qui devait me faire découvrir une certaine frange du cinéma américain qui m&#8217;était jusqu&#8217;à maintenant inconnue : les comédies grasses. Jusqu&#8217;ici, je n&#8217;avais vu aucun film de Judd Apatow, aucun film avec Adam Sandler, c&#8217;était donc un pan culturel dont il était urgent de poser la première pierre.</p>
<p><div id="attachment_893" class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><img class="size-full wp-image-893" title="Funny People" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/FunnyPeople.jpg" alt="Funny People" width="520" height="254" /><p class="wp-caption-text">Mention spéciale à Eric Bana  .</p></div><span id="more-887"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire a de quoi attirer : plongé dans l&#8217;univers du stand-up, on découvre la vie d&#8217;une superstar du comique à qui il ne reste que quelques mois à vivre : Georges Simmons, cynique et narcissique comme il se doit, est campé par un Adam Sandler très juste. Seth Rogen lui donne la réplique avec brio en tant qu&#8217;Ira WIener, son assistant dévoué qui envie une telle carrière à succès et travaille dur pour mériter la sienne.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;entrée de chaque salle de cinéma diffusant Funny People, il faudrait installer un panneau : &laquo;&nbsp;attention, usage intensif de blagues sexuelles&nbsp;&raquo;. Car s&#8217;il y a bien une continuité tout le long des deux heures vingt de film, c&#8217;est bien l&#8217;humour répété sur la taille des pénis &#8211; et de ce qui s&#8217;en suit &#8211; des protagonistes.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ailleurs, chercher un autre fil conducteur serait vain puisque l&#8217;histoire est complètement décousue : après une heure de film, on s&#8217;éloigne radicalement de la maladie de George Simmons pour passer à autre chose, en l&#8217;occurrence les amourettes d&#8217;un homme qui croit avoir enfin trouvé le vrai amour.</p>
<p style="text-align: justify;">Des thèmes intéressants sont abordés, comme la dure vie des débutants en stand-up comparée aux délires sur scène du comique reconnu mais condamné et seul à le savoir. Mais aussi le changement d&#8217;attitude des connaissances du mourant une fois qu&#8217;ils apprennent sa condition, ou les états d&#8217;âme de l&#8217;assistant maltraité par son égocentrique de patron. Beaucoup de choses, en somme. Mais tout est survolé juste assez longtemps pour que l&#8217;on se dise que Funny People est plus qu&#8217;une comédie. Voilà qui est dommage, tant l&#8217;humour du film est plaisant. Au delà des blagues sexuelles tout y passe, de la conditions des comédiens aux embrouillaminis de couple en passant par la vie de colloc.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, tout est bien dans Funny People. Seulement, Judd Apatow veut faire trop de choses en un film; non seulement il se retrouve démesurément long, &#8211; c&#8217;est là qu&#8217;Adam Sandler sort une vanne &#8211; mais il perd tout cohérence. Tarantino a su couper son premier script pour donner deux films bien (True Romance et Tueurs Nés), Apatow a mélangé sa comédie romantique avec son traité sur la mort et cela donne un film moyen.</p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez la critique de Rob <a href="http://www.toujoursraison.com/2009/10/funny-people.html" target="_blank">ici </a>et toutes mes critiques par <a href="http://illbeblog.fr/tag/critique/" target="_blank">là</a>.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-funny-people%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-funny-people%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Critique : Mary et Max</title>
		<link>http://illbeblog.fr/2009/critique-mary-et-max/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 08:14:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Film d'animation]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour faire Mary et Max, prenez tout ce qu&#8217;il y a de moins sexy dans le cinéma : du stop motion mal animé, un récit épistolaire principalement en voix off, des gens seuls et déprimés, une image tellement sombre qu&#8217;elle passe pour du noir et blanc, une bande originale à base de piano&#8230; Et vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour faire <strong>Mary et Max</strong>, prenez tout ce qu&#8217;il y a de moins sexy dans le cinéma : du stop motion mal animé, un récit épistolaire principalement en voix off, des gens seuls et déprimés, une image tellement sombre qu&#8217;elle passe pour du noir et blanc, une bande originale à base de piano&#8230; Et vous obtenez une œuvre jouissive et émouvante, un grand film.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-727" title="Mary Et Max" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/MaryEtMax.jpg" alt="Mary Et Max" width="554" height="238" /></p>
<p><span id="more-725"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mary Dinkle a huit ans, elle est australienne mais surtout malheureuse, la faute à une mère alcoolique et de grosses difficultés à se faire des amis. Elle décide un jour d&#8217;écrire à un Américain choisi au hasard dans le bottin : Max Horowitz, 44 ans, obèse et asocial, tout droit sorti du roman de John Kennedy Toole <em>La conjuration des imbéciles</em>, et tout aussi malheureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la suite est relativement prévisible &#8211; à travers leur correspondance se crée leur première vraie amitié &#8211; , elle s&#8217;éloigne de tout ce qu&#8217;on a pu voir auparavant. La voix off couplée au style épistolaire permettent à la narration de vagabonder dans l&#8217;univers d&#8217;Adam Elliot avec une grande fluidité, sans pour autant perdre le spectateur. Quant à cet univers, il est plein d&#8217;humour et de poésie, dans un style naïf qui fera sourire les plus sceptiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Visuellement, c&#8217;est la simplicité des traits et des décors qui font la réussite de Mary et Max. Un détail suffit bien souvent à nous révéler beaucoup plus que n&#8217;importe quelle modélisation sophistiquée, et Adam Elliot l&#8217;a compris. L&#8217;animation est très limitée mais ne gâche en rien le plasir des yeux, sauf peut-être au moment de la scène du Valium.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la plus grande particularité de <strong>Mary et Max</strong>, c&#8217;est son apparente noirceur : dans l&#8217;image déjà, Adam Elliot montre un monde sombre et déglingué, avec des clochard et des éclopés tous plus ou moins malades de quelque chose. L&#8217;histoire elle-même est parsemée de coups durs, de dépression, de suicide, d&#8217;alcool et de drogue, à tel point qu&#8217;on entrevoit peu d&#8217;espoir tout au long du film. J&#8217;entends d&#8217;ici venir les comparaisons avec le <em>Tombeau des Lucioles</em>, mais l&#8217;ambition est tout autre : si ce dernier est un message sans appel sur le tragique destin d&#8217;un petit garçon, Mary et Max reste un message de vie, et c&#8217;est ce qui rend le film si réussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-738" title="Max" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/10/MaryEtMax21-300x207.jpg" alt="Max" width="300" height="207" /></p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez <a href="http://www.toujoursraison.com/2009/10/mary-et-max.html" target="_blank">ici </a>la critique de Rob Gordon, et toutes mes critiques <a href="http://illbeblog.fr/tag/critique/" target="_blank">là</a>. Et puis, si vous n&#8217;avez vraiment rien à faire, allez jeter un œil à quelques <a href="http://trukenvrakk.blogspot.com/" target="_blank">trucs en vrac</a>.</p>
<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;"><a href="http://api.tweetmeme.com/share?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-mary-et-max%2F"><img src="http://api.tweetmeme.com/imagebutton.gif?url=http%3A%2F%2Fillbeblog.fr%2F2009%2Fcritique-mary-et-max%2F" height="61" width="51" /></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;armée du crime (critique)</title>
		<link>http://illbeblog.fr/2009/larmee-du-crime-critique/</link>
		<comments>http://illbeblog.fr/2009/larmee-du-crime-critique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 08:20:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rom_J</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma français]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Armée du crime est un projet ambitieux : relater la tragique épopée de 22 résistants étrangers sous l&#8217;occupation allemande, depuis la formation de leur groupe mené par Missak Manouchian jusqu&#8217;à leur arrestation et leur exécution. Qui dit projet ambitieux, dit nombreux écueils à éviter : sensationnaliste, larmoyant ou trop éloigné de la réalité sont souvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;Armée du crime </strong>est un projet ambitieux : relater la tragique épopée de 22 résistants étrangers sous l&#8217;occupation allemande, depuis la formation de leur groupe mené par Missak Manouchian jusqu&#8217;à leur arrestation et leur exécution. Qui dit projet ambitieux, dit nombreux écueils à éviter : sensationnaliste, larmoyant ou trop éloigné de la réalité sont souvent ce que l&#8217;on reproche à une fresque historique sur la résistance. Robert Guédiguian a voulu à tout prix nous épargner ces défauts, et il y est assez bien parvenu. Mais à vouloir trop fuir les clichés, il nous a livré un film fade et peu enthousiasmant.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-667" title="L'Armée du crime" src="http://illbeblog.fr/wp-content/uploads/2009/09/ArméeDuCrime.jpg" alt="L'Armée du crime" width="518" height="172" /></p>
<p><span id="more-659"></span></p>
<h4 style="text-align: justify;">Parce que jamais je ne cèderai devant la barbarie</h4>
<p style="text-align: justify;">La première demie heure du film est plutôt difficile à encaisser : on comprend qu&#8217;on ne pourra pas compter sur la mise en scène de Guédiguian pour nous subjuguer. Tout repose alors sur l&#8217;histoire, qui met un temps interminable à se mettre en place : les futurs membres de l&#8217;équipe Manouchian nous sont présentés un par un, de toutes origines et de tous milieux, avec pour seul point commun leur inflexibilité face à l&#8217;occupant, à la limite de la caricature.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, progressivement, on rentre dans cette histoire, on se prend au jeu que nous propose Guédiguian : chaque action menée par le groupe, entre sérieux et amateurisme, nous rapproche un peu plus de chacun de ses membres. Des scènes de retrouvailles et de communion collective ponctuent agréablement le tout, mêlant habilement pudeur et émotion. Après un début globalement hésitant  le casting se révèle : Simon Abkarian et Virginie Ledoyen &#8211; mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle est belle ! &#8211; sont remarquables et les jeunes du groupes impeccables. fait plutôt rare pour des seconds rôles français &#8211; cf le dernier Tarantino. Jean-Pierre Darroussin est comme d&#8217;habitude parfait dans son rôle de flic besogneux.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela jamais le film ne convainc totalement, la faute à une mise en scène sans caractère qui veut trop s&#8217;effacer devant l&#8217;histoire, ou l&#8217;Histoire, on ne sait même pas. En témoignent ces cinq lignes signées de Robert Guédiguian lors du générique de fin, qui sonnent comme une excuse et qui disent à peu près : &laquo;&nbsp;J&#8217;ai du m&#8217;éloigner de la vérité historique pour faire naître la légende, j&#8217;espère que vous comprendrez&nbsp;&raquo; &#8211; la coquille dans la phrase est authentique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;Armée du crime</em> est à rapprocher des <em>Femmes de l&#8217;Ombre</em>, de Jean Paul Salomé : un film français de plus sur la résistance, qui ne restera pas dans les annales.</p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez une critique un peu plus positive chez <a href="http://laternamagika.wordpress.com/2009/09/20/larmee-du-crime-de-robert-guediguian/" target="_blank">Laterna Magica</a>, et toutes mes critiques <a href="http://illbeblog.fr/tag/critique/" target="_blank">ici</a>.</p>
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