Plus c’est cher, plus ça rapporte
On sait les majors inquiètes de la rentabilité de leurs films à gros budget. L’étude tout juste sortie des bureaux de SNL Kagan va pouvoir les rassurer : plus un film coûte cher, plus il est rentable.

L’étude, qui se porte sur plus de 750 films sortis sur 1000 écrans ou plus depuis 2004, montre que les films qui ont un budget supérieur à 100M$ (hors coût marketing) génèrent en moyenne 250M$ de revenus nets. Les œuvres qui coûtent entre 80 et 90 millions en rapportent 118. Autre fait déjà pressenti, les films à budget « moyen », environ 50M$, sont les plus risqués.
En rentrant dans les catégories de longs métrages, on voit également de grosses différences : les films d’animation engrangent en moyenne 220M$ de profit net. De l’autre côté, les films d’horreurs et les thrillers génèrent une moyenne respective de 18 et 14M$.
En résumé, le cinéma américain génère du cash, et pas qu’un peu. Des chiffres qu’il est intéressant de mettre en perspective, notamment en la comparant à mon premier chiffre de la semaine, qui montrait le déficit chronique du cinéma français.




L’argent appelle l’argent… c’est assez logique finalement
En effet.
Mais il y a d’autres raisons, que je ne mentionne pas dans l’article, qui justifie ce chiffre : plus un film est cher, plus l’investissement a été fait – a priori – en prenant le moins de risques possibles : franchise à succès, casting attrayant ou sujet facile. De plus, les dépenses marketing n’étant pas comprises dans le résultat net (à moins que j’aie mal compris), cela fait pencher d’autant plus la balance dans le sens des gros films.
Cela dit, cette étude ne casse pas les briques non plus, ce sont des chiffres qu’on imaginait forcément. Mais je trouve qu’une fois écrit noir sur blanc et exactement quantifié cela met bien les idées en place. C’est un peu l’objectif de ce blog, en fait. J’enfonce souvent des portes ouvertes, mais une fois écrit c’est acquis.